TOGO - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure
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Sommaire
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Source : Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
Situation intérieure
Situation politique
Afin de régler la crise politique togolaise, le Président Gnassingbé Eyadéma avait accepté, en avril 2004, 22 engagements démocratiques souscrits auprès de l’UE. Son décès, le 5 février 2005, a ouvert une crise politique et institutionnelle, marquée par l’arrivée au pouvoir de son fils Faure Gnassingbé, à la faveur d’un coup d’Etat « institutionnel », puis l’ élection de celui-ci à la Présidence dans des circonstances troublées, le 24 avril 2005. Depuis, la situation politique s’est considérablement améliorée.
Le Président Faure Gnassingbé a immédiatement affirmé sa détermination à mettre en œuvre un processus sincère de démocratisation et d’édification de l’Etat de droit au Togo. Ainsi, un gouvernement d’ouverture (juin 2005), dirigé par Edem KODJO, membre de l’opposition modérée, a engagé la reprise du dialogue national, notamment sur le cadre électoral et l’organisation d’élections législatives transparentes. Présidé par Me AGBOYIBO, membre de l’opposition (Comité d’Action pour le Renouveau - CAR) ayant choisi d’adopter une attitude constructive, le dialogue inter-togolais a connu diverses difficultés, dues notamment à l’intransigeance de l’opposition radicale. La médiation du Président Burkinabé, a permis de déboucher, le 20 août 2006, sur la signature d’un accord politique global (APG) par l’ensemble des partis.
Les organisations régionales africaines (UA et CEDEAO), critiques à l’égard du Togo lors du « coup de force institutionnel » qui avait permis l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé, se sont félicitées de la signature de l’Accord de Lomé du 20 août, comme l’OIF qui a affirmé sa disponibilité à accompagner le Togo dans la mise en œuvre de cet accord. Enfin, le commissaire Louis MICHEL a qualifié la signature de cet accord de « pas fondamental vers une réconciliation nationale durable, élément essentiel devant permettre de procéder à la normalisation de la coopération entre le Togo et l’Union européenne ».
Nommé Premier ministre le 16 septembre 2006, Me AGBOYIBO a constitué un gouvernement d’union nationale, sans l’UFC (Union des Forces du Changement, de Gilchrist Olympio), qui estimait que le poste lui revenait « de droit ».
Reportées pour des raisons techniques, les élections législatives, auxquelles s’étaient engagées les autorités togolaises vis-à-vis de l’UE, ont eu lieu le 14 octobre 2007. Après y avoir fait obstruction, l’UFC s’est finalement ralliée au processus. Près de 3 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire 81 députés au scrutin proportionnel. Les élections se sont déroulées en présence de missions d’observations électorales nationales et internationales (dont l’UE, la CEDEAO et l’OIF) qui ont salué le bon déroulement du scrutin, dans une atmosphère pacifique.
Les résultats définitifs ont été annoncés le 30 octobre par la Cour Constitutionnelle. Le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais, du Président Faure GNASSINGBÉ) obtient la majorité absolue avec 50 sièges, devant l’UFC (27 sièges) et le CAR du Premier ministre AGBOYIBO (4 sièges). Le taux de participation s’établit à 85%. En nombre de voix, l’UFC talonne le RPT (55.000 voix d’écart) qui doit sa large victoire au mode de scrutin et à un découpage électoral favorable.
M. Komlan Mally (RPT), Ministre de la ville et de l’urbanisme du précédent gouvernement, a été nommé Premier ministre du Togo le 3 décembre 2007. Les 22 ministres de l’équipe gouvernementale sont pour la plupart issus du parti présidentiel. L’UFC de Gilchrist Olympio et le CAR de l’ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo ont décliné la proposition du Président Faure Gnassingbé de participer à un gouvernement d’union nationale. Il convient de noter que le portefeuille de la défense est désormais rattaché à la Présidence. L’ancien ministre de la Défense, Kaptcha Gnassingbé, demi-frère du Président qui incarne l’aile conservatrice du RPT, ne fait plus partie du gouvernement. Enfin, le poste de ministre des affaires étrangères revient à Léopold Gnininvi, personnalité issue de l’opposition modérée et ancien ministre de l’énergie.
Situation économique
L’économie repose sur le commerce de transit, le secteur agricole et sur l’exploitation des phosphates. Le secteur informel est très important. La croissance demeure faible alors que l’accroissement démographique reste élevé (taux annuel de 2,5 % environ).
La situation économique s’est fortement dégradée au cours des dix dernières années. Après les dernières élections législatives, un réengagement des bailleurs de fonds est attendu dont dépendra la capacité du Togo à entamer les réformes nécessaires (infrastructures, énergie, banques, coton , phosphates...). Le règlement des arriérés et de la dette extérieure (81% du PIB, estimée à 1,8 Mds$ à la fin 2006), considérée comme insoutenable à long terme, sera crucial.
Afin de sortir de cette impasse, nuisible à son développement, le Togo a demandé la reprise de la coopération européenne. Les relations entre l’UE et le Togo sont régies, depuis avril 2004, par les consultations, au titre de l’article 96. Le Conseil européen a décidé, en novembre 2006, la reprise de la coopération communautaire avec le Togo, suite à la définition d’un cadre électoral consensuel et à l’annonce d’une date pour des élections législatives anticipées. Dans ce cadre, la Commission a notifié au Togo, le 8 décembre 2006, l’enveloppe du 9ème FED, sur la base d’un montant de 20,8 M€. Quelques semaines plus tard, encouragée par la bonne volonté des nouvelles autorités togolaises, elle a réévalué cette dotation à 41,6 M€, comme le Commissaire Louis Michel l’avait souhaité. Au titre du 10ème FED (2008-2013), le Togo devrait se voir allouer une dotation de base de 98,5 millions d’Euros (enveloppe A). Cette dotation pourra être complétée par une « tranche incitative » de 25 %, allouée en fonction des progrès accomplis dans le domaine de la gouvernance. Les secteurs de concentration privilégieront les infrastructures et la gouvernance.
La Banque mondiale, envers laquelle le Togo a des arriérés estimés à 135 M$, a effectué un retour dans le cadre de son initiative LICUS (Low income countries under stress). Le FMI conduit actuellement un SMP (Staff Monitored Program) qui pourrait, à terme, déboucher sur une FRPC (facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance), à condition notamment que la question des arriérés envers la Banque mondiale soit réglée. Dans cette hypothèse, le Togo sera éligible aux programmes d’annulation de la dette et pourra à nouveau bénéficier des financements des bailleurs multilatéraux dont il a besoin.
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